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Proximity and Innovation : a critical assessment

Boschma, R. A. (2005), Regional Studies Vol. 39.1: 61-74.

Quelles sont les liens entre les différentes dimensions de la proximité ? Ces liens réduisent l'incertitude et résolvent le problème de la coordination, et donc, facilitent l'apprentissage interactif et l'Innovation.

De ce constat de l'article met l'accent sur deux questions principales :

- La proximité géographique n'est pas une condition nécessaire ni suffisante un pour permettre l'apprentissage : tout au plus elle facilite l'apprentissage interactif tout comme elle renforce les autres dimensions de la proximité. Il y a donc un besoin important d'isoler analytiquement les effets de la proximité géographique par rapport aux autres formes de proximité pour déterminer quel est le rôle exact de la proximité géographique dans les processus d'Innovation.

- La proximité et ses différentes dimensions doit avoir également des impacts négatifs sur l'Innovation, du à des problèmes de verrouillage, ce qui veut dire un manque d'ouverture et de flexibilité.

Boschma définit cinq formes de proximité reprenant parfois celles du groupe de recherches sur les dynamiques de proximité:

La proximité cognitive signifie que des acteurs qui partagent la même base de connaissances et d'expertise peuvent apprendre les uns des autres. Ce n'est pas seulement un problème de rapidité et d'efficacité de l'acquisition de l'information, mais aussi et peut-être même plus, d'extension des possibilités de la cognition. Pour résumer, les acteurs ont besoin d'une proximité cognitive en termes d'une base de connaissances partagées avant de communiquer, comprendre, absorber et créer de nouvelles informations avec succès. Malgré tout, trop de proximité cognitive aura un impact négatif sur l'apprentissage interactif. Cela ne diminue pas seulement le potentiel d'apprentissage, cela accroît aussi des risques de blocage et le problème de Spillovers indésirables des concurrents.

La proximité organisationnelle est définie comme l'étendue de la façon dont sont partagées les relations dans un arrangement organisationnel, entre les organisations et à l'intérieur de celles-ci. Pour être précis, cela concerne le taux d'autonomie et le degré de contrôle qui peuvent être exercés dans un arrangement organisationnel. 

La proximité sociale est définie ici en termes d'encastrement social des relations entre agents à une échelle micro. Les relations entre les acteurs sont encastrées socialement quand elles mettent en jeu de la confiance basée sur l'amitié, des liens de parenté et l'expérience. La définition de proximité sociale n'inclut pas les situations dans lesquelles les acteurs partagent des valeurs, comme des valeurs ethniques ou religieuses. Cet aspect de la proximité culturelle, qui s’exprime davantage à une échelle macro, sera d'associer à la notion de proximité institutionnelle.

Le modèle néoclassique suggère une diminution de la performance d'innovations proportionnelles à l'augmentation d'encastrement social. Le modèle d'encastrement social suggère en revanche une augmentation de la performance d'innovations proportionnelles à l'augmentation d'encastrement social. Boschma propose d'utiliser le modèle d’UZZI (1997) qui mélange les deux propositions précédentes où le degré d'encastrement des relations sociales permet au plus tard dans un premier temps une augmentation de la performance d'innovations des entreprises jusqu'à un certain seuil à partir duquel des relations sociales trop encastrées diminuent la performance d'Innovation des firmes.

La proximité institutionnelle est associée au contexte institutionnel à une échelle macro. EDQUIST et JOHNSON (1997, p.46) définissent les institutions comme une série habitus, de routines, de pratiques établies, de règles, ou de lois qui régulent les relations et les interactions entre les individus et les groupes. Les institutions fonctionnent comme une sorte de « glue » pour l'action collective parce qu'elles réduisent l’incertitude et diminuent les coûts de transaction.

La proximité géographique est définie de manière restrictive. Elle se réfère à la distance spatiale entre des acteurs économiques. Des distances courtes permettent aux gens d'être ensemble, favorisent les contacts d'information, et facilitent les échanges de connaissances tacites. Ainsi, plus la distance entre agents est grande, plus l'intensité de ces externalités positives est faible et plus il est difficile de transférer les connaissances tacites.

 

Table 1.  Five forms of proximity: some features (p.71)

Key dimension

Too little proximity

Too much proximity

Possible solutions

1. Cognitive

Knowledge gap

Misunderstanding

Lack of sources of novelty

Common Knowledge base with diverse but complementary capabilities

2. Organizational

Control

Opportunism

Bureaucracy

Loosely coupled system

3. Social

Trust (based on social relations)

Opportunism

No economic rationale

Mixture of Embedded and market relations

4. Institutional

Trust (based on common institutions)

Opportunism

Lock-in and inertia

Institutional checks and balances

5. Geographical

Distance

No spatial externalities

Lack of geographical

Mix of local ‘buzz’ and extra-local

 

Selon l'auteur proximité géographique peut faciliter l'apprentissage inter-organisationnel, mais ce n'est ni une condition nécessaire ni une condition suffisante. Elle n'est pas nécessaire puisque les processus d'apprentissage requièrent au moins la proximité cognitive.

 
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