Constructing knowledge-based regional advantage

Constructing Knowledge-based regional advantage: implications for regional Innovation policy

Asheim, B. T., L. Coenen, et al. (2007). "Constructing Knowledge-based regional advantage: implications for regional Innovation policy." International Journal of Entrepreneurship and Innovation Management 7(2/3/4/5): 140-155.

Selon les auteurs la région est un niveau clef pour la distribution des capacités innovatives et la coordination des processus économiques.

Regional Innovation Système (RIS) :

Le système d'Innovation régionale est défini comme un système au sein duquel les connaissances interagissent et où l'exploitation des sous systèmes nécessite une connexion à un niveau global, national, et aux autres systèmes régionaux (Cooke, 2004a).
Dans cette définition la création de connaissances régionales au sein des sous systèmes concerne les laboratoires de recherche privée et publique, les universités et les écoles, les agences de transfert technologique, les organisations à vocation « d'entraînement » etc.

Ce papier contribue à la littérature en permettant une meilleure compréhension des politiques régionales d'innovations :
-    basé sur le faîte des différents secteurs sont à l'origine d'interactions d'apprentissage spécifiques  et d’activités d’Innovation
-    le rôle des politiques dans ce contexte
Avant d'aboutir à ces deux objectifs, le papier détail trois dimensions se référant à ses deux objectifs :
-    les connaissances industrielles spécifiques
-    les réseaux de connaissances globalement distribuées
-    les différents types de compétences territoriales

Ils distinguent trois types de connaissances : analytique, synthétique et symbolique.

Les connaissances analytiques :

Elles se réfèrent aux activités où la connaissance scientifique est très importante, et où la création de connaissances est basée sur un processus cognitif et rationnel (model formel).
Ce type de connaissances s'applique particulièrement au secteur des biotechnologies et des nanotechnologies, où le lien entre les universités et l'industrie et leurs travaux réciproques est globalement plus fréquents. Dans ce contexte les connaissances recherchées et celles distribuées sont souvent codifiées. Ça n'implique pas forcément l'absence de connaissances tacites mais ce type requiert des qualifications et des capacités spécifiques en particulier pour les compétences analytiques, l'abstraction, la construction de théorie et l'expérimentation.

Les connaissances synthétiques :

Elles se réfèrent aux activités où l'Innovation prend une place importante à travers les applications des connaissances existantes ou à travers une nouvelle réorganisation de connaissances.
Type de connaissances et produit souvent en réponse à un besoin spécifique dans le cas où il s'agit de résoudre un problème montant dans l'interaction avec des clients ou des fournisseurs. Les connaissances sont encastrées dans les solutions techniques respectives ou dans les travaux d'ingénierie qui sont au moins partiellement codifiées. Les connaissances tacites semblent plus importantes que dans les connaissances analytiques, en particulier dû au fait que les connaissances sont le résultat d'expérience dans le lieu de travail, et au travers l'apprentissage (learning by doing), et les interactions. C'est en quelque sorte les pratiques plus concrètes et des savoir-faire pratique qui sont nécessaires dans la production de la connaissance et dans les processus de circulation. Les innovations qui sont produites sont moins les innovations de rupture que des routines et des organisations existantes, où la majeure partie d'entre elles se réalise dans les firmes existantes, les spin-off sont relativement moins fréquents.

Connaissances symboliques :

Elle se réfère aux attributs esthétiques des produits, à la création du design et des images, et à l'utilisation économique d'un certain nombre d'artefacts culturels. L'augmentation signifiante de ce type d'activité est emmenée par le développement de l'industrie culturelle est médiatique, de la publicité, du design ou de la mode, et par l'utilisation narrative et les appels à l'imagination comme moyens d'ajouter la valeur aux produits.
Ces types d'activités sont fortement liés à une compréhension profonde des habitudes et des normes de la culture de tous les jours un groupe social spécifique. Les interprétations de cet encastrement culturel font que ces activités sont aussi caractérisées par une composante tacite forte.

Réseaux de connaissances distribuées :

Un autre challenge politique est représenté par la transition de connaissances internes à la firme à un réseau de connaissance distribuée globale. Cela accompagne les dimensions caractéristiques de la globalisation, de l'économie post-fordiste qui délocalise les productions de biens et de services à des sous-traitants et des fournisseurs comme le résultat d'un développement qui part d'une intégration verticale à une désintégration verticale dans l'organisation et la production.
Ce concept de réseau de connaissance distribuée globalement peut être défini comme « un jeu de connaissance systématiquement cohérent, maintenu à travers un jeu d'agents et d'institutions socialement et/ou économiquement intégrées » (Smith, 2000, p.19).
L'importance des réseaux de connaissances distribuées est facilité par la tendance qu'ont les connaissances codifiées à devenir des ressources plus en plus ubiquistes.

Base à compétences territoriales :

Dans l'économie de la connaissance, la possibilité d'attirer et de retenir des compétences élevées est cruciale pour la prospérité présente et future de ville-region (city-region) comme pour les nations. Mais ce n'est pas suffisant pour attirer les entreprises. Les bonnes personnes doivent être attirées et retenues. La présence de capital humain et de talents est essentielle pour attirer et développer les industries high-tech et en conséquence pour permettre la croissance des économies des villes, une diversification des relations, pour exploiter les économies d'urbanisation. Cela suggère que l'attention des politiciens et de ceux qui planifient le le développement économique doivent aussi être dirigés vers les personnes, et pas seulement vers les entreprises, pour compléter l'attraction du marché par l'attraction des talents et la qualité du lieu (Florida, 2002).
En plus de la présence du capital humain dans une région, hautement affectés par climat entre les gens et la qualité du lieu, la base à compétences territoriales est aussi constituée par l'infrastructure de connaissance de la région. Comme l'économie de la connaissance devient hautement présente, l'éducation tertiaire de liens essentiels étant donnée qui ça donne accès aux connaissances codifiées qui sont nécessaires pour obtenir des savoir-faire divers pour être compétitives sur les marchés et dans le monde du travail.

CCL : Implications pour les politiques régionales d’Innovation

Dans les Clusters avec une activité qui requiert en priorité une base de connaissances synthétiques, la logique qui est présente derrière la promotion du système régional d'Innovation est le support et l'élargissement l'apprentissage localisé d'une spécialisation industrielle existante, la promotion de trajectoire technologique historique basée sur des connaissances « stiky ».
Dans les Clusters avec une activité qui requiert en priorité une base de connaissances analytiques, cela consiste à commercialiser les nouvelles connaissances créées comme une base de la nouvelle activité économique, qui requiert un lien industrie université étroit et systématique avec des coopérations et des interactions dans le contexte des parcs scientifiques, localisées à proximité de l'environnement créatif de connaissances.